C’est la salle de conférence du Ministère du Travail et de la Fonction Publique qui a abrité le lancement du premier roman de Charlemagne Gbonkè. L’événement a eu lieu le samedi 04 Mai 2019 et a réuni amis, parents et plusieurs amoureux de littérature.

230 pages réparties sur 19 chapitres. C’est le volume du roman officiellement lancé ce samedi 04 mai 2019 à la salle de conférence du Ministère du Travail et de la Fonction Publique. Moi, Ahouéfa   est son titre et il relate l’histoire de la jeune Ahouéfa, une jeune fille ayant précocement connu l’amour et qui se voit emportée par les dangereuses passions de l’adolescence.

Publié aux Editions Plurielles en Avril 2019, Charlemagne Gbonkè se sert de sa plume pour poser le problème d’éducation des enfants, notamment l’éducation sexuelle des filles. Une éducation qui, pour l’auteur « est d’ordre social et demande le dialogue parents-enfants ».

A en croire Charlemagne Gbonkè, l’intention d’écriture est partie des histoires quotidiennes entendues çà et là. « Je me suis inspiré des histoires quotidiennes racontées dans mon entourage et de mes lectures », laisse-t-il entendre pour justifier le contexte de publication de son œuvre. Les enfants filles font souvent face à leur destin parce qu’elles n’ont pas de confidents pour être orientées, fait-il remarquer. Ainsi, Moi, Ahouéfa  est le canal choisi pour relancer le débat sur les questions relatives  à la problématique d’éducation en matière de sexualité.

Pour Lhys Dègla présentatrice du roman, Moi, Ahouéfa traite plusieurs thématiques dont la principale est l’éducation. C’est une thématique d’ordre social, renchérit-elle, et qui voit d’autres thèmes développés à savoir : « la famille, le voisinage, le harcèlement, la déception, les normes de la société, les études, la religion, le harcèlement, la prostitution, l’inceste, le rejet, mais aussi l’amour et surtout l’amour précoce ».

L’histoire que raconte ce roman, insiste Lhys Dègla, est au fond « une histoire de chacun et de tous : père, mère, oncle, tante, voisin, ami, enseignants, religieux, mère célibataire par dépit, polygame heureux ou encore célibataire endurci etc. ».

Cette œuvre, de par la portée sociale de la thématique abordée est acclamée par l’assistance et se veut un roman d’appel à une prise de conscience collective quant à la problématique de la sexualité. Pour Fabroni Bill Yoclounon, représentant des Editions Plurielles, Moi, Ahouéfa est un roman qui vient « sauver des adolescences et des jeunesses> ». Ce nouveau roman prend place dans la littérature béninoise, avec l’espoir qu’il puisse bouger les comportements anti-normes en matière de sexualité.

Il faut rappeler que Charlemagne Gbonkè est spécialiste des questions d’éducation. Il invite les parents à plus de vigilance et à aller au-delà de la confiance qu’ils font à leurs enfants.

Par Hervé FADONOUGBO

Journaliste spécialiste des questions artistiques et culturelles. Promoteur de la plateforme africaine d’informations culturelles et politiques www.awaleafriki.com

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