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Le décor des 5e Journées musicales de Carthage est planté par le violoniste tunisien Zied Zouari et ses invités, la nuit du 29 septembre, à la cité de la culture à Tunis. Des musiques de divers horizons ont pris rendez-vous sur la même scène, au bonheur du public de la salle de l’opéra. Un concert d’ouverture qui renseigne sur le contenu et la philosophie de l’événement : promouvoir la diversité musicale.

Standing ovation pour Zied Zouari et ses invités. Environ deux heures de concert dont le degré de plaisir est allé par gradation. Le violoniste s’entoure d’abord d’un guitariste (Ghassen Fendri), et d’un beatbox man (Imed Twinlo). Le résultat donne une sonorité partagée entre musique orientale et world music. L’intervention du beat box apporte une résonnance de grosse caisse, donnant l’illusion d’une présence de batteur. Mais pas de batterie sur la scène, c’est la bouche et le souffle de Imed Twinlo qui sortent le son. Ce trio sera rejoint par huit autres musiciens de diverses régions de la Tunisie qui partent, à leur tour, à la source de musiques d’ailleurs.

Expression d’une grande diversité musicale sur scène. Le titre « Sky », premier morceau exécuté par Zouari et sa dizaine d’invités laisse entendre une fusion de sonorités. « Sky » en français signifie « nuage ». Et on comprend l’étendu que confèrent les notes tant dans la voix de Aida Niati (lead vocale) que sur la multitude d’instruments sur scène. Guitare, oud (luth) Santour (cithare), violon, flûte, bendir, guembri, etc. Il y a effectivement « de la place pour tout le monde » comme le martèle la devise de cette 5e session des journées musicales de Carthage.

Les invités de Zied Zouari sont Mohamed Amine Khaldi de Kébili (machines, alto), Aida Niati de Testour (chant), Seif Eddine Tebbini de Zaghouan (chant soufi, percussions), Islem Jamai de Medenine (chant, percussions), Olfa Hamdi de Sidi Bouzid (chant, santour), Saleh Temzini Jebali de Mateur (nay) et Abdelhaq Bsir de Gabes (chant stambali).

Ce concert a le mérite de promener le public mélomane sur des airs arabes, mandingues, contemporaines et urbaines. Le beat box étant prisé par les rappeurs pour du freestyle prend ici place d’instrument, du début jusqu’à la fin du concert. Le public se lève pour applaudir.

Par Eric AZANNEY (depuis Tunis)

Crédit photo : Chiheb Sammari

Journaliste spécialiste des questions artistiques et culturelles. Promoteur de la plateforme africaine d’informations culturelles et politiques www.awaleafriki.com

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