Dans 60 jours, les kenyans se rendront encore  aux urnes pour élire un nouveau président selon la décision de la Cour suprême rendue ce vendredi 1 septembre. La Commission électorale, institution en charge de ce scrutin, pomme de discorde entre Raila Ondiga et  Uhuru Kenyatta.

C’est  encore une nouvelle menace sur la tenue du prochain scrutin au Kenya. Depuis la décision  de l’annulation de la présidentielle du 8 août dernier  prononcée par la Cour suprême,  le débat sur la crédibilité  de la Commission électorale, l’IEBC refait surface.  Si  dans le camp  Ondiga, cette institution ne doit plus conduire la nouvelle élection, le pouvoir en place réclame son maintien. A deux mois de la présidentielle, la campagne électorale      s’annonce sur fond de division. Ce week-end, les deux challengers se sont dressés  à leurs militants sur plusieurs sujets. Tirant  à boulet rouge sur les membres de cette Commission, Raila Ondiga a déclaré: « Ces voleurs de la Commission électorale doivent s’en aller, nous ne leur permettrons pas de conduire les nouvelles élections ». Uhuru Kenyatta reste camper sur sa position. Contrairement à son  rival,  il a revendiqué: « l’IEBC doit rester en place». A cette guéguerre, s’ajoutent les propos violents  que se lancent les deux adversaires politiques. La Cour suprême a rejeté les résultats de la Commission électorale au soir  du vote.

Par Joël SEKOU

Journaliste spécialiste des questions artistiques et culturelles. Promoteur de la plateforme africaine d’informations culturelles et politiques www.awaleafriki.com

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