Dans la nuit du samedi 21 décembre 2019, deuxième jour des « Echos de Lobozounkpa », les frères Guèdèhounguè ont confirmé l’identité du Centre, comme annoncé.

Dans une pureté caractérisée par le blanc, Les Frères Guèdèhounguè tout souriants montent sur scène et sont acclamés par le public impatient de découvrir les ambassadeurs de la culture Vodoun. « Ils sont là », une phrase répétée ça et là. Sur scène, ils n’ont pas tardé à fasciner l’assistance avec le titre Azangban.

Déroulé en deux parties, le concert a été à la fois tradi-moderne avec une exclusivité traditionnelle. La première partie exécutée en tradi-moderne est un choix bien pensé par Les Frères Guèdèhounguè. A en croire, Prince AGBA, porte-parole du groupe, « il ne sert à rien de vivre en autarcie, il faut une diversité culturelle ». Et cette diversité culturelle a permis au public hétérogène présent de vibrer avec des pas rythmant aux cadences des tambours, gongs, de la guitare et bien d’autres instruments. Des rythmes rappelant le ‘’agbaja’’, le ‘’adja’’, le‘’zangbéto’’ et bien d’autres danses d’inspiration vodoun sont métissés aux instruments modernes.

Harmonie entre danse, rythmes et titres choisis de leur discographie, l’ambiance qui a régné n’a laissé personne indifférent. Chaque spectateur se lève de sa chaise et va à la danse selon son inspiration mais avec des pas de danse et mouvements de corps dépendants du rythme que les tambours et les chants impriment. Les différentes démonstrations en art dramatique aussi bien sur scène que dans le public font penser à des adeptes Vodoun en transe.

Durant la deuxième partie du concert, l’espace prend les couleurs de la danse vodoun à travers des morceaux de leur discographie abordant les thématiques relatives à la vie en général et les relations entre les hommes.

Le blanc comme costume de scène

La couleur blanche a dominé et frappe à l’œil au centre dans la nuit du 21 décembre 2019. Chemise blanche, pantalon blanc, tête couronnée de blanc, le tout avec un pagne blanc ceint à la hanche. C’est la marque vestimentaire des Frères Guèdèhounguè. Ils l’ont adoptée et l’ont toujours valorisée pendant leurs sorties. Pour Prince Agba, la couleur blanche n’a pas une signification mystique. « Nous portons le blanc car c’est la couleur de la pureté. Et entre habillement, rythme, message et vodoun, il faut une harmonie.», a-t-il clarifié.

Il faut rappeler que comme ce concert, plusieurs activités ont meublé la troisième édition du festival Les échos de Lobozounkpa, dont entre autres, performances de danse, ateliers de dessin, scène de rap, vernissage et expositions.

Journaliste culturel, membre de la rédaction Bénin de AWALE AFRIKI

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