C’est à travers une lecture spectacle que le jeune public a découvert la pièce de théâtre du journaliste écrivain Eric Azanney. Lue en spectacle par de jeunes comédiens amateurs dirigés par Jean-Louis Kédagni, Infiltration est présentée aux spectateurs venus vivre la 17ème édition du Festival Scolaire et Universitaire de Théâtre et de Chorégraphie (FESTHEC). L’événement a eu lieu le dimanche 02 Août 2020 à Tankpè à Abomey au siège dudit festival.

Publiée aux Editions Plurielles en 2017, Infiltration est du journaliste écrivain Eric Azanney et figure dans le recueil intitulé « Au nom de tous ces cons ». Ladite pièce a intéressé Jean Louis Kédagni, directeur du Festival scolaire et universitaire de théâtre et de chorégraphie et il l’a présentée au public.

Avec expressivité et gestuelles, les comédiens ont lu le texte dans une scénographie proche d’une mise en scène aboutie. La pièce aborde la thématique du mariage forcé que l’auteur a traité avec modernité en impliquant les réseaux sociaux au dénouement de l’intrigue.

Il s’agit d’une contrée de l’Afrique où un roi aux élans tyranniques impose le mariage forcé au peuple. Le tout dernier acte tyrannique du roi et qui fait soulever le peuple est le projet de mariage forcé conçu par le roi. Il envisage de marier Elena, (une jeune bachelière ambitieuse de poursuivre les études et déjà fiancée à Rodrigue) à un vieil homme polygame, premier ministre du Palais.

Le sujet est mis en débat sur les réseaux sociaux et a alerté les organisations locales et internationales de la société civile, les partenaires techniques et financiers au roi, tous des défenseurs des droits de l’Homme.

Winoumi, reine au palais et très active sur les réseaux à travers les groupes whatsApp opine sur le sujet et désapprouve ce projet de mariage. Ayant été remué dans tous les sens sur la toile, le sujet conduit ainsi le peuple à se soulever pour briser le projet tyrannique du roi. Sous la pression des défenseurs des droits de l’Homme et celle du peuple, le roi se ravise et se résout de respecter la dignité humaine.

Pour Jean Louis Kédagni, la lecture spectacle est une option de mise en scène. « Ce choix est fait pour permettre au jeune public de se familiariser à la lecture et de prendre contact avec les textes des auteurs », a-t-il ajouté.

Il faut rappeler que malgré la pandémie du corona virus qui secoue les différents secteurs, le Directeur du FESTHEC tient au rayonnement de la culture. Il a pris des dispositions requises afin que la 17è édition du FESTHEC ait lieu.

Journaliste culturel, membre de la rédaction Bénin de AWALE AFRIKI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *