Dans la journée du 02 décembre, journée internationale de l’abolition de l’esclavage qui a consacré la finale du « concours pour révéler le patrimoine touristique de l’esclavage » organisé par l’agence J’aime La Culture (JLC), les finalistes dudit concours ont eu droit à une visite guidée des sites touristiques de Ouidah relatifs à l’esclavage.

Habillés à l’effigie du concours, de l’agence organisatrice JLC (J’aime La Culture), et de son soutien le Fonds des arts et de la Culture, les 12 finalistes du concours sur le patrimoine touristique de l’esclavage ont découvert le circuit touristique de la ville de Ouidah que constituent les endroits marqués par la traite négrière.

A partir de l’office du tourisme de Ouidah, cinq sites ont été visités par ces jeunes scolaires remplis d’émotion après les explications et le rappel historique du guide Charlemagne Adossou. La première escale est La place aux enchères, juste en face de la maison du négrier don Félix Chacha de Souza. C’est là que se déroulent la vente et achats des esclaves contre des pacotilles. La visite se poursuit vers L’arbre de l’oubli, un arbre autour duquel, à en croire les explications du guide, les esclaves hommes devaient tourner 9 fois et les femmes 7 fois. Un rituel qui est sensé fait oublier aux futurs déportés tout souvenir les rattachant à leur terre. La case Zomaï. Dans cet endroit, une case exiguë et sans lumière, plusieurs centaines d’esclaves sont entassés pendant deux semaines. Après ce temps, les survivants poursuivent l’aventure. La fausse commune ou le mémorial est le site suivant de la visite guidée. C’est en ce lieu que sont ensevelis les esclaves morts pendant le processus de la traite. Et L’arbre du retour c’est l’endroit où se fait un rituel institué par le roi Agadja. Encore appelé Agadjatin, le rituel autour de cet arbre représenterait le retour mystique de l’âme afin que les âmes de ces esclaves ne poursuivent pas les acteurs de leur perte.

A côté de ces cinq sites parcourus, les finalistes du « concours pour révéler le patrimoine touristique de l’esclavage » ont aussi visité le Mémorial Zomachi et la Porte du non-retour. Le premier est « une place du devoir de mémoire » construite sur initiative du Professeur Honorat Aguessy pour un hommage aux panafricains figures de proue de la lutte contre la traite négrière. Et le second, symbolise le point d’embarcation des esclaves, le port négrier. Le monument qui y est érigé existe depuis 1995 à la faveur d’un projet de l’UNESCO.

Les récipiendaires de cette visite guidée chargée d’informations historiques sont satisfaits de cette activité et disent ne pas regretter leur participation à ce concours. Ledit concours a connu son lauréat à travers une cérémonie de délibération et de remise de prix, à l’espace culturel « Afrique Décide », juste après cette visite.

Par Eric AZANNEY

Photo : DR

Journaliste critique d'art, Communicant culturel. Fondateur du Groupe AWALE AFRIKI

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