Le Laboratoire d’Etudes Africaines et de Recherche sur le FA (LAREFA) a procédé le mercredi 12 décembre 2018 au lancement du premier numéro de JOGBE, la revue des humanités. C’est dans l’amphithéâtre Houdégbé à l’Université d’Abomey-Calavi (uac) que la communauté universitaire et les invités ont vécu cet événement.

Instants de partage, d’acceptation, d’affirmation et d’engagement culturels. C’est l’atmosphère qui a régné tout au long de cette manifestation littéraire, qui, vu l’engouement des participants s’est transformée en une fête culturelle. Tout est réuni pour donner couleurs et connotations culturelles à l’événement. Le nom de la revue en dit long et confirme qu’il s’agit des savoirs endogènes et d’un ancrage culturel.

Jogbe : « la voie du bonheur s’ouvre ». Ainsi le premier numéro de « Jogbe, la revue des humanités» lancé ce 12 décembre 2018 par le LAREFA ouvre les voies aux différentes recherches axées sur les savoirs et valeurs endogènes. C’est du moins ce qu’il faut retenir après la présentation du premier numéro de ladite revue.

Dirigé par le professeur Mahougnon Kakpo, le LAREFA qui voit naître la revue Jogbe s’est donné comme mission la réhabilitation du discours scientifique autour des valeurs endogènes. « Etre libre, c’est avoir la possibilité de penser par soi-même », déclare son directeur. Pour lui, il faut « redonner une place primordiale à la culture de chez nous ». Le Professeur Mahougnon Kapko ajoute que l’une des missions de la revue Jogbe est de mettre à nu « les contre-vérités et les erreurs de jugement installées par le mandarinat occidental sur les études africaines» afin d’allier science et conscience pour une reconsidération et une réappropriation des savoirs endogènes.

Les hommes de lettres, scientifiques comme passionnés de culture présents à cette cérémonie de lancement n’ont pas varié le discours. Ce n’est que par cette manière que les recherches scientifiques connaîtront « une vraie indépendance », font-ils remarquer. Ils conviennent tous que « le professeur Mahougnon Kakpo est un déterminé et infatigable défenseur des valeurs endogènes ». Pour l’écrivain Apollinaire Agbazahou, la colonisation avait tout modifié et tout décrédibilisé mais le lancement de cette revue appelée Jogbe est une reconquête et une revalorisation des savoirs endogènes de l’Afrique ».

Pourquoi « Jogbe » et que faut-il en retenir ?

Jogbe, la revue des humanités, vers une heuristique des recherches sur le Vodun se veut une œuvre d’engagement. A en croire le présentateur, le professeur Olabiyi YAI, « le premier numéro de cette revue à travers ses pages est l’expression de la volonté d’une réplique poignante à toutes les formes de péjorations dont fait objet le Vodun ». Pour lui, il y a assez de désinformations autour du Vodun et les travaux de recherches scientifiques dans cette revue sont revenus pour corriger les préjugés afin d’apporter de pertinents éclairages sur le vodun. Seuls les Africains peuvent mieux expliquer ce que c’est que le vodun, reprécise le présentateur.

Présent à cet événement, Pr Maxime da Cruz, Recteur de l’Uac, estime que « cette revue est une voie tracée pour la réappropriation des valeurs africaines » et ainsi l’université assure, l’une de ses missions qui est de mettre la recherche scientifique au service de l’humanité, renchérit-il.

Il faut rappeler que Jogbe est l’un des signes du « Fa du ». C’est un « Fa du» cardinal qui amène au bonheur.

Journaliste culturel, membre de la rédaction Bénin de AWALE AFRIKI

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