Des jours meilleurs sont en perspectives dans les prisons civiles et maisons d’arrêt du Bénin ainsi que dans les centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (CSEA). C’est du moins ce que vise ‘’CARIT’ART, le projet de proposition et de gestion d’interventions d’artistes dans les CSEA, prisons civiles et maisons d’arrêt du Bénin. La cérémonie de présentation des activités dudit projet a eu lieu le vendredi 24 janvier 2020 au centre culturel Artisttik Africa à Cotonou.

Il semble manquer un chaînon dans le dispositif de prise en charge des publics sensibles au Bénin. Ce chaînon, c’est le projet Carit’Art porté par Alfred FADONOUGBO, artiste comédien. A l’occasion d’une cérémonie de présentation des activités dudit projet, ce dernier est revenu sur les activités et les visions humanistes de Carit’Art qu’il a conçu et mis sur pied pour le bonheur des détenus et patients au Bénin.

A en croire Alfred FADONOUGBO, coordonnateur de Carit’Art, « il faut redonner goût et joie de vivre » aux personnes qui sont dans les prisons civiles, les maisons d’arrêt et les centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (CSEA). Car ces personnes, soutient-il « sont marginalisées, étiquetées, livrées au stress, à la dépression ». C’est pourquoi dans sa phase de mise en œuvre, le projet a déjà fait preuve de son utilité à travers ses activités tenues dans quelques maisons d’arrêt et centres de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence du Bénin. Plusieurs artistes sélectionnés dans différents domaines sont déjà allés dans les CSEA et prisons pour des prestations artistiques en vue d’un réarmement moral.

Présent à la cérémonie, M. DEGBELO Kounou, Capitaine de Police, Régisseur de la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi témoigne que le projet Carit’Art est le bienvenu pour l’épanouissement des prisonniers. Pour lui, il faut « penser à la réinsertion et à la réintégration sociale des prisonniers. Après la prison, il y a une vie », a-t-il affirmé pour inviter les uns et les autres à aimer les prisonniers.

Pour mener à bien les objectifs du projet, une série d’activités est bien concoctée. A en croire Fréjus GBAGUIDI, chargé des activités artistiques et membre de l’équipe de pilotage de Carit’Art, « l’art doit être désormais utilisé pour satisfaire toutes les couches de la société. En ce qui concerne les activités prévues dans le cadre de ce projet, souligne-t-il, de l’art plastique en passant par la danse pour venir à la musique, au théâtre, au conte, aux arts du cirque, aux projections de films portant sur des thématiques bien précises, « tous les domaines de l’art sont pris en compte pour assister prisonniers et patients», a-t-il martelé.

Il faut rappeler que le projet Carit’Art a reçu le soutien financier de l’Union Européenne et vise à long terme à étendre ses activités dans les autres pays de l’Afrique après l’étape du Bénin.

© Photo : Artisttik Africa

Journaliste culturel, membre de la rédaction Bénin de AWALE AFRIKI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *