Promouvoir la destination Bénin par la valorisation des richesses patrimoniales et touristiques du pays. La Direction du Fonds des arts et de la culture (D/Fac) s’inscrit dans cette dynamique portée par l’actuel gouvernement. C’est ce qui explique le projet de valorisation du site des « hommes à queue » de Dogbo, à 136 Km environ de Cotonou. Une visite et conférence de presse ont été faites sur les lieux le 18 avril 2018.

Sur une étendue souterraine de 20 Kilomètres selon les évaluations d’experts, 1 km(soit 1000 m) sont pour le moment aménagés après curage, permettant aux visiteurs l’accès au site des « hommes à queue ». Découvert en 1998, c’est le 13 décembre 2013 que les travaux de cet aménagement ont démarré, selon la présentation du Maire de la commune de Dogbo, Vincent Kodjo Acakpo. Ce dernier, déterminé pour la valorisation de ce site et ayant vainement sollicité l’attention des autorités étatique à son égard, se réjouit que l’actuel régime y manifeste de l’intérêt.

« Tout ce qui relève de la valorisation des arts, de la culture et du tourisme dans ce pays, le Fonds des arts et de la culture (Fac) a le devoir d’accompagner », dixit Gilbert Déou-Malé, le Directeur du Fac.

« Tout ce qui relève de la valorisation des arts, de la culture et du tourisme dans ce pays, le Fonds des arts et de la culture (Fac) a le devoir d’accompagner », dixit Gilbert Déou-Malé, le Directeur du Fac. Il informe que le processus de valorisation dudit site est enclenché. Ce qui amène la direction du Fac à user aussi de ses prérogatives de mobilisation de financements en dehors de l’Etat. Ses propos sont renchéris par ceux du Conseiller technique à la culture, Richard Sogan. Celui-ci rassure le maire de Dogbo que les étapes nécessaires, qu’elles soient d’ordre technique ou institutionnel, pour atteindre la totale valorisation d’une pareille richesse patrimoniale et touristique sont entrain d’être suivies pour que le site des « hommes à queue » encore appelé site de Gounoudoudji soit valorisé comme il le mérite.

Crédit photo : Henri Morgan

Pour l’heure, les études sur le site l’annonce comme un site unique et de grandes potentialités touristiques. A en croire le technicien du patrimoine Armyaou Soglo, l’existence de ce site, un minerai sous terre, est située à 1020 ans avant Jésus-Christ, selon les archéologues après analyses scientifiques des vestiges retrouvés, tout comme les empreintes et extractions sur les lieux.

La légende des hommes à queue

Pour le conseiller technique à la culture qui est aussi un expert du patrimoine, l’histoire des « hommes à queue » serait le mythe développé par la population pour maîtriser le site en état ou le sauvegarder. Le maire de Dogbo, quant à lui, dit tenir à la version de la légende telle qu’à lui contée par ses ancêtres. Il s’agissait des hommes qui se rendaient au marché du village très tôt, s’asseyaient pour vendre des houes et autres outils en fer et ne rentraient que très tard. Mais à chaque fois on remarquait des trous aux endroits où ils s’asseyent sans comprendre. Une nuit, la population, curieuse, a mis de l’huile rouge dans ces trous et le lendemain les fourmis ont envahi ces hommes qui ont détalé. Dans leur fuite, non seulement on percevait leur queue mais aussi c’est arrivé sur le site de Gounoudoudji qu’ils ont disparu sous la terre.

La valorisation de ce site tient à cœur aussi bien aux autorités centrales que communales. En témoigne la tenue le 18 avril sur les lieux de la conférence administrative du département du Couffo dirigée par le préfet Christophe Ouinssou Megbedji.

Par Eric AZANNEY

Journaliste - Écrivain, communicant culturel. Fondateur du Groupe AWALE AFRIKI

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