Au nombre des activités comptant pour le Festival International Bangwé de l’Oralité (FIBO), il y a les ateliers de slam dans les collèges et lycées.  Lesdits ateliers ont débouché sur un concours slam inter scolaire entre deux établissements de Mbéni : l’école Solidarité et l’école Hamidou Ahmed Djabir (EHAD), le samedi 28 mai 2022.

Mounira Saïd Haliafa (en classe de 4e) et Nissoita soule (en 2nd) toutes deux de l’école EHAD sont les vainqueurs du concours de slam qui marque la fin des ateliers organisés dans le cadre du FIBO. Les deux jeunes filles ont mieux convaincu le public et surtout le jury composé de cinq membres dont les trois animateurs des ateliers.

Nissoita, l’une des gagnantes, pendant les ateliers

Les lauréates, émues par leur sacre, sont reconnaissantes à l’endroit des initiateurs de cet événement. Pour Mounira, ces ateliers d’écriture ont été d’une grande aide pour se lancer et elle voudrait continuer à faire du slam. Quant à Nissoita, au-delà de sa satisfaction, elle confie avoir surtout appris à parler en public. « Avant, j’avais peur de prendre la parole devant un public », déclare-elle.

Ainsi lors de la soirée de clôture du festival, elles se sont vues remettre chacune des cadeaux par des partenaires de l’événement.  Un chèque de 100€ par l’Union européenne, un dictionnaire shikomori/ français/ arabe/anglais dénommé Le petit Kamusi offert par KomLink.

En plein atelier

Ce concours qui est la restitution de 4 jours d’ateliers vient couronner le travail des trois animateurs principaux. Il s’agit de Nin’Wlou (venu de Côte d’Ivoire), Eniah (de France) et Chamssou (des Comores). Pour eux, il s’agissait d’initier les apprenants aux bases de cet art poétique et oratoire. Les séances sont axées sur l’écriture de textes de slam en comorien et en français. A en croire Eniah, : « on leur apprend des notions sur la forme de l’écriture mais on leur apprend surtout à faire confiance à leurs émotions. Car en s’écoutant eux-mêmes, rien ne peut les arrêter, ils peuvent propager leur parole ».

Il faut rappeler que l’initiative de ce festival vise entre autres à faire la promotion du patrimoine culturel immatériel du pays en donnant de la valeur aux langues qui y sont parlées, tout en œuvrant à l’émancipation intellectuelle de la jeunesse.

Journaliste à l'Office de Radio et Télévision des Comores(ORTC), Mariam Ali Rilwa est Stagiaire sur le programme de formation des journalistes culturels au Festival International Bangwé de l'Oralité

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